Trouver 'son' tarot
Je me rappelle encore assez bien de mes propres débuts, cherchant un tarot qui me parlait et essayant de trouver les informations nécessaires des gens qui travaillaient avec cet outil depuis des années. J’avais déjà vu quelques tarots, mais il ne semblait qu’exister trois, qui – à en juger les dires des tarologues – en valaient le coup : Le Rider Waite, le Marseille et le Crowley.
Tandis que le Rider Waite et le Tarot de Marseille étaient vu comme LES tarots d’origine, le Crowley semblait être un tarot assez contradictoire, les uns le respectant spécialement parce qu’ils voyaient en Crowley un des plus grands magiciens, les autres le jugeant comme un outil du ‘mal’ parce que Crowley était considéré comme un sataniste. Pour moi, les trois me semblaient trop difficiles, les images ne me parlaient pas, les explications dans les livres étaient trop mystiques à mon goût, spécialement le lien vers la cabale ne me parlant pas, comme la croyance monothéiste n’était pas la mienne du tout.
Ce n’est qu’après la rencontre avec une dame ayant une collection de tarot impressionnante que j’ai eu le courage de m’approcher du tarot d’une toute autre façon. La phrase qui m’a aidé à avoir le déclic était la suivante : Arrête de lire les livres et commence à lire les cartes !
Enfin je me distançais de toutes les règles qu’il semblait avoir afin de devenir une ‘bonne’ tarologue, et je me remettais à la recherche du tarot qui me parlait. Quand j’avais trouvé ce jeu de cartes (le tarot druidique de Will Worthington), j’apprenais à lire le tarot dans 3 mois, un délai qui s’est avéré réaliste pour tous ceux que je connais et qui ont approché le tarot de cette manière.
Comment donc trouver ‘son’ tarot, celui qui nous parle, celui dont on regarde les images et on a envie de dire : Tiens, c’est évident ! Voici quelques idées, à quoi faire attention afin de retrouver le ‘bon’ :
La première chose que j’ai envie de dire à tout le monde est : Oubliez, le tarot de Marseille, oubliez le Rider Waite, oubliez le Crowley ! Ne me méprenez pas. Je suis tout à fait d’accord, que ces tarots ont fait un bon bout de chemin, que leurs créateurs ont aidé au développement du tarot, et étaient nécessaires afin qu’un tel jeu ait pu faire son chemin dans notre ère. Néanmoins, nous nous développons toujours, notre société fait de même, et donc le symbolisme aussi se développe. Rien contre les symboles archaïques, mais aujourd’hui quelqu’un comprends aussi bien une voiture (avec les chevaux sous le capot) qu’un chariot pour la carte VII. Si vous vous sentez vraiment bien avec un de ces trois jeux, allez-y, mais faites-le pour les bonnes raisons !
La meilleure façon de trouver un premier lien face aux images d’un tarot, c’est de vraiment regarder les images. Les images peuvent – comme expliqué auparavant – faire des liens dans votre inconscient : Ils vous rappelleront quelque chose que vous avez vécue, ou peut-être une histoire que vous avez lue. De là, vous pourrez vous rappeler de le leçon et de l’expérience etc… N’attendez pas de comprendre toutes les cartes tout de suite, néanmoins regardez les et ‘écoutez’ si la carte ‘déclenche’ quelque chose en vous.
Il est vraiment important de se prendre le temps. N’essayez pas de trouver vite fait un tarot, parce que vous avez hâte de commencer. Cela ne mènera à rien si les images ne vous disent rien. Laissez les ‘agir’, n’oublions pas que jusqu’à maintenant, nous n’avons peut-être pas encore réellement écouté notre inconscient, notre intuition, soyons patients.
Une remarque que j’ai déjà entendu plusieurs fois, c’est : ‘Un beau tarot, mais le livre / le texte sur les cartes, est en anglais…’. La seule réponse que j’ai est une question en retour : ‘Les images sont en quelle langue ?’ Si les images vous parlent, elles utilisent la ‘bonne’ langue, celle que vous comprenez.
Un prochain aspect que j’aimerai approcher c’est la réaction qu’on peut avoir sur différents tarots. Spécialement les tarots qui ne semblent pas nous plaire peuvent justement avoir quelque chose à nous dire. Ils ne nous plaisent pas, parce qu’ils nous disent quelque chose qu’on n’aime peut-être pas entendre. Ecoutez votre intérieur, est-ce que c’est juste un ‘non, il ne me dit rien’ ou est-ce que c’est ‘je ne veux pas’ ? Peut-être ce ne sera pas le premier tarot avec lequel vous travaillerez, néanmoins, je vous prie de ne pas le nier complètement, car ceci voudrait dire nier notre ombre. Chaque jugement qu’on porte (dans ce cas aux images d’un tarot) a une raison. On peut donc aussi bien tout de suite questionner la raison du jugement et utiliser ceci comme premier entrainement par rapport à son inconscient.
Une question reste encore ouverte à mes yeux : Qu’en est-il des livres ?
Il y a tellement de livres sur le tarot, que l’un ou l’autre aimerait peut-être y jeter quand même un coup d’œil. De nouveau, ne me méprenez pas. Il n’y a rien à dire contre les livres, et sûrement rien n’est à dire contre un Jodorowsky et un Banhaf, néanmoins ce que vous lirez dans leurs textes, sont LEURS expériences et leurs connaissances par rapport à cet oracle et ceci que dans le laps de temps dans lequel ils ont écrit le livre. Spécialement au début de notre chemin avec le tarot, on court le risque de trop s’attacher à ces auteurs et leurs livres, car on croit que ce sont les grands maîtres de l’art. Bien sûr que ce sont des précurseurs du chemin qu’à fait le tarot et ses ‘lecteurs’, néanmoins, le tarot aussi bien que vous-mêmes ont un développement au-delà des pages qui ont été écrites. Il y a un proverbe qui explique peut-être mes propos : Celui qui suit les pas d’un maître ne saura le dépasser.
Si réellement vous voulez lire des livres, lisez des livres sur le symbolisme, des légendes ou des histoires, afin de développer et d’élargir votre compréhension par rapport aux symboles que vous trouverez sur les cartes. Sinon, repensez à vos propres expériences, car elles sont individuelles et propres à vous-mêmes.